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Mercredi 20 février 2008
carte_delegue.gif (Article paru dans le Courrier de l'Ouest)

Les candidats du Parti socialiste aux prochaines élections cantonales ont finalisé un programme commun. Avec pour objectif de faire basculer le Conseil général à gauche.

L'équation est simple. Sur 41 élus qui composent l'assemblée départementale, 15 ont une sensibilité de gauche. Les élections partielles qui se profilent vont désigner 21 nouveaux conseillers généraux, dont 16 sont à droite. Il "suffirait" que les candidats investis par le PS conservent leurs positions et s'adjugent six nouveaux cantons, en particulier dans le "Grand Choletais", pour prendre la main sur le Conseil général.

Secrétaire de la fédération départementale, Serge Bardy croit à ce scénario. "Le contexte politique national n'est pas inintéressant avec les frasques du Président de la République et les attentes très fortes des citoyens en matière de pouvoir d'achat".

"Laisser-aller"

Jean-Luc Rotureau, qui mène le groupe au sein de cette assemblée, a résumé la vision commune qui rassemble ces candidats PS et "divers gauche". Leurs quatre priorités - solidarité, proximité et transparence, action et innovation sociale, démocratie participative - sont détaillées dans un programme édité à 15 000 exemplaires. Ce "socle commun", rédigé pour être "prêt à gouverner le Département" après le 16 mars, est le fruit de huit réunions de travail depuis l'été dernier.

L'élu angevin critique au passage la politique d'investissement jugée modeste du Conseil général, preuve d'un "laisser-aller". Ce manque de volonté se manifeste, selon lui, dans l'absence de soutien financier apporté aux opérations de revouvellement urbain ou dans la timidité avec laquelle sont gérées les coopérations avec les autres collectivités.

Un collège à Beaupréau

"On oppose à cette politique une logique plus collective, plus dynamique, plus solidaire", appuie Jean-Luc Rotureau. "Toutes les propositions de progrès sont venues du groupe de gauche", enchérit Gérard Pilet, qui cite l'augmentation des aides accordées aux centres de loisirs et aux écoles de musique.

Ce volontarisme s'illustre aussi en matière d'éducation. Tous affirment en choeur qu'un collège public doit compléter au plus tard en 2012, le lycée  promis à Beaupréau par la Région : "Il se remplira, a fortiori avec la progression démographique sans le secteur. C'est de toute façon une question de principe : tout le monde doit avoir accès à l'école gratuite".

Par Secrétaire - Publié dans : Municipales et cantonales
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Mercredi 20 février 2008

lefaitpolitique2.jpg Faire de la politique ce serait mauvais ? !

On nous fait le reproche de faire trop de politique. Beaucoup de gens pensent que dans les petites communes on ne doit pas parler de politique. C’est un sujet tabou. Nous voyons fleurir les listes apolitiques qui clament haut et fort être capable de  résoudre tous les maux de la terre. C’est la mode du caméléon, on avance caché et on se confond dans le paysage. Quel manque de courage !


Et pourtant chacun fait des choix  politiques dans la vie de tous les jours. Lorsque nous choisissons l’école publique plutôt que l’école privée, lorsque nous achetons directement au producteur plutôt que dans les supermarchés, lorsque nous signons une pétition contre les franchises médicales ou encore lorsque nous choississons de donner au Restos du Coeur, etc.


Vouloir rayer le mot politique du vocabulaire n’a pas de sens. Nous avons le courage d’être socialiste parce que nous croyons dans les valeurs du socialisme. Tant de gens refusent l’assistanat mais veulent des solidarités vraies, efficaces, respectueuses de la dignité due à chacun.

Dix sept millions de français nous l’on dit lors de l’élection présidentielle : ce n’est pas pour rien.


Car il n’y a pas des sujets de gauche et des sujets de droite. Mais il y a bien des manières de gauche et des manières de droite d’apporter des réponses aux problèmes.

 

"Etre socialiste, c’est penser que le collectif vient en soutien de chaque foyer, de chaque personne insuffisamment armée pour affronter les difficultés de la vie."

 

"Etre socialiste, ce n’est pas nier le potentiel de l’individu mais comprendre que l’individu isolé est faible, que sa volonté, aussi forte soit-elle est parfois insuffisante."

 

"Etre socialiste, c’est faire en sorte que chacun bénéficie de garanties collectives pour retremper ses ambitions et se créer de nouvelles opportunités."

 

"Etre socialiste, finalement, c’est penser la complémentarité profonde qui existe entre l’individu et la société et refuser l’opposition caricaturale que certains en font."

 

Une sécurité sociale efficace, des services collectifs dans tous les territoires, une école et une formation dignes de ce nom, un accompagnement personnalisé vers l’emploi, c’est cela qui, pour nous à gauche, permet aux individus d’affirmer leurs choix et leur liberté, de s’affranchir d’un destin tracé d’avance.

Quand des socialistes et des gens de gauche adhèrent à cette vision des choses, cela ne me dérange pas de m'afficher.

Jean-Pierre ALEXANDRE
Secrétaire de la Section.

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Par Secrétaire - Publié dans : Point de vue
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Lundi 18 février 2008
9782213635453.jpg La nuit bling-bling du 6 mai

Ce livre très court pourrait se résumer à son titre et ses premières pages. Comme pour une pièce de théatre, le récit s'ouvre sur la liste des personnages : les invités sélectionnés pour passer la soirée du 6 mai 2007 avec le nouveau couple présidentiel.  Dans le palace des Champs-Elysées, les stars croisent le monde des affaires et des médias. "Ici chacun ne se connaît pas, mais tout le monde est connu". Johnny, Arthur, Christian Clavier s'encanaillent avec Bolloré, Bouygues, Arnault, Decaux, Dassault, Proglio. Les politiques sont étrangement minoritaires : Fillon ou Raffarin font figure de canards noirs au milieu de tous ces "beautiful people".

Les convives passent la soirée à surveiller l'arrivée de Cécilia. Parmi les nouveaux courtisans, on découvre Mathilde Agostinelli, responsable de la communication de Prada-France. Elle n'est pas le diable, mais la nouvelle "meilleure amie" de Cécilia, celle par qui les SMS de l'absente arrivent.

Depuis cette nuit inaugurale, Nicolas Sarkozy a changé de "femme de sa vie". Vincent Bolloré a mis à disposition du nouveau couple son jet privé. Et Matilde Agostinelli fut témoin au mariage de Nicolas et Carla.
Par Secrétaire - Publié dans : Livres à découvrir
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Vendredi 15 février 2008
Par Secrétaire - Publié dans : L'Hebdo des Socialistes
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Vendredi 15 février 2008

laicite.plantu.jpg Le Président de la République s’est à nouveau exprimé sur la place des religions à l’occasion du dîner annuel du CRIF. Tentant de justifier ses précédents propos au Latran et à Ryad, il s’est montré en contradiction avec ce qu’il avait dit sur le rôle de l’instituteur et du curé auxquels il a cette fois ajouté le rabbin et l’imam, mais ce qui est plus grave c’est qu’il a donné une curieuse version de l’origine des drames du 20ème siècle.

 

Laisser penser, comme il le dit, que le nazisme comme le communisme, étaient le résultat « non pas d’un excès de l’idée de Dieu mais de sa redoutable absence » apparaît comme une lecture erronée de l’Histoire. Il occulte totalement le long processus commencé au début du 19ème siècle avec la chute des empires, la montée des nationalismes – souvent soutenus par les Eglises - qui aboutiront à la première guerre mondiale, aux effet désastreux de la crise économique en Europe qui donneront naissance au fascisme et ensuite au nazisme. Quant à la naissance du communisme, il suffit d’abord de se rappeler du totalitarisme des empereurs russes et du rôle de la première guerre mondiale.

 

L’idée de Nicolas Sarkozy est malheureusement assez simple, elle se résume à dire que « seules les religions peuvent porter l’espérance et que l’idéal laïque tendrait à s’épuiser ».

 

Pour les socialistes au contraire la morale laïque est le respect de la liberté de conscience, donc le respect de toutes les religions, tout en construisant un espace public, démocratique et tolérant préservé des enjeux religieux.
Pour les socialistes, c’est le cœur du pacte républicain.

Communiqué de Stéphane LE FOLL,
Député européen, directeur de cabinet du Premier secrétaire

Par Secrétaire - Publié dans : Expression nationale
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Mercredi 13 février 2008

Desrues.jpg Les Socialistes ont voulu écouter les Mazéiais.

 

Les Mazéiais nous ont demandé pourquoi il n’avait pas été possible de présenter une liste unie de gauche pour les prochaines élections municipales de Mazé.

 

Il fallait que nous tirions les leçons de l’échec de la gauche aux élections municipales de 2001. Le parti Socialiste l’a fait et c’est pour cette raison qu’il s’est lancé dans cette campagne dans le seul objectif de fédérer autour de lui  l’ensemble des forces de progrès et les sympathisants de gauche.

 

Nous avons déploré que la liste de gauche issue des conseillers municipaux sortants n’aie  pas eu cette approche et cette analyse. C’est ce qui a entraîné les rancunes improductives et stériles de ces derniers mois.

 

Cependant, dans un souci  d’apaisement et de construction, des démarches ont été entreprises ces derniers jours, à notre initiative, auprès de Monsieur DESRUES et de Madame PICHON afin de trouver un terrain d’entente. Mais comme nous l’avions déjà précisé dans un de nos bulletins, pas à n’importe quel prix.

 

Malgré cela, nos propositions n’ont pas trouvé d’écho favorable auprès d’une partie de leurs colistiers qui n’ont apparemment qu’un seul objectif : c’est d’en découdre avec le Parti Socialiste.

 
Dans ces conditions, notre liste a solidairement refusé de fusionner avec l’autre liste de gauche, estimant que les conditions n’étaient pas suffisamment réunies pour faire gagner la gauche à Mazé.


Jean-Pierre ALEXANDRE - Secrétaire de la Section

  (la caricature de Monsieur DESRUES est de Foucault) - Pas mal, non !!!

Par Secrétaire - Publié dans : Vie de la section
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Mercredi 13 février 2008

515V6V4KJ0L._AA240_.jpg Flexibilité du contrat de travail, sécurisation des ressources des demandeurs d’emploi, politique active à l’attention des chômeurs sont à la base du modèle danois souvent évoqué en France.

 

Au Danemark, la législation du travail, souple, adossée sur une sécurité de revenu élevée et à une politique active d’aide au retour à l’emploi, fonde la « flexicurité », mise en place par un gouvernement social-démocrate en 1994.

 

Associant gouvernement et partenaires sociaux (plus de 80 % des Danois sont syndiqués), ce système a fait chuter le taux de chômage en 10 ans à 5,3 % en 2004 (contre 9,5 % en 1994), et à 7 ,8 % pour les moins de 25 ans (22 % en France). Le chômage de longue durée représente 23 % du chômage (42 % en France). Le taux d’emploi est très élevé : 76 % en 2004 (63 % en France). L’assurance chômage est volontaire. L’indemnisation, d’au plus 4 ans, est de 90 % du revenu du travail antérieur, plafonnée à 1900 euros par mois.

 

Pour les chômeurs n’ayant pas droit à ces allocations, une garantie de ressources, alimentée par des recettes fiscales des municipalités, leur est versée sous conditions de ressources. Complémentaire des autres revenus, modulée suivant l’âge et les charges familiales, elle est de 60 % du plafond de l’indemnité d’assurance chômage pour une personne de plus de 25 ans sans enfants à charge, 80 % de ce plafond si elle a des enfants à charge.

 

Les demandeurs d’emploi sont enregistrés au premier jour de chômage. Dans le mois, le CV du chômeur doit être entré dans Jobnet, banque de données d’offres et de demandes d’emplois consultable sur internet. Le demandeur d’emploi a le droit et le devoir d’accepter un emploi « convenable », une offre de formation ou un emploi aidé offerts par les services de l’emploi. En cas de refus, les sanctions sont graduelles.

 

Les entretiens de suivi sont trimestriels.
Dès le premier entretien, le chômeur est orienté vers un service d’aide adapté à sa « distance » par rapport au marché de l’emploi. Des dispositifs spécifiques sont prévus pour les individus désavantagés (plus de 50 ans, « nouveaux Danois », non qualifiés) : emplois aidés dans le secteur public et privé, formations (c’est la prestation la plus fréquemment retenue). En 2003, le Danemark consacrait 1,7 % de son PIB aux dépenses actives de politique de l’emploi (1,5 % en France où le taux de chômage est quasi double).

 

Franz Stoïesky

Par Secrétaire - Publié dans : L'Hebdo des Socialistes
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Lundi 11 février 2008
logo-UNEDIC.gif En regroupant deux organismes aux missions distinctes, le gouvernement va altérer la qualité des services rendus aux demandeurs d'emploi et accroître la déréglementation du marché du travail, au bénéfice du patronat.

France Emploi ? Centre Emploi ? Ou encore Anédic, pour reprendre l'hilarante boutade de la ministre de l'Emploi, Christine Lagarde ? Le nom du mutant né de la fusion de l'Unédic et de l'ANPE n'est pas encore fixé. Mais le texte a déjà été voté par les sénateurs, le 10 janvier dernier. Il signe la fin de l'ANPE, créé en 1967 par Jacques Chirac, alors jeune secrétaire d'Etat à l'Emploi, et du réseau national de l'assurance chômage. Détruire l'oeuvre du "père", voilà qui doit réjour Sarkozy.

Pour défendre ce projet, le gouvernement affirme que le guichet unique assurera une meilleure prise en charge des demandeurs d'emplois et permettra d'atteindre le plein emploi d'ici 2012. En réalité, la fusion va engendrer "une machine à broyer les chomeurs", selon l'expression de Jean-Charles Steyger, délégué national du SNU-ANPE, syndicat majoritaire de l'ANPE. , "Cette mesure aura un impact extrêment négatif sur le service offert aux usagers", poursuit Jean-Charles Steyger. Demain, notre unique mission sera placement à toute force en sanctionnant le chômeur qui refusera deux offres d'emplois. Fini, le conseil personnalisé et la liberté de choix. Ce n'est plus l'individu qui sera au coeur du système mais les exigences économiques patronales."

anpe.jpg Pour les syndicats, la fusion sonne purement et simplement comme l'arrêt de mort d'un service public qui garantissait l'égalité et la gratuité d'accès aux services d'aide au retour à l'emploi. Les salariés de l'ANPE et de l'Unédic s'inquiètent aussi pour leurs conditions de travail. Il ne font pas le même métier - l'Unédic gère les indemnisations et l'ANPE s'occupe de l'accompagnement et du placement - et n'ont pas le même statut. Tous craignent  des suppressions d'emplois. "Il est plus que probable que les centres ferment leurs portes", s'alarme Jean-Charles Steyger.

Pour toutes ces raisons, les sénateurs socialistes ont voté contre ce texte mal ficelé et présenté en urgence, sans réelle concertation. Leur rejet était également motivé par le fait que les maisons de l'emploi, pourtant mises en place par Jean-Louis Borloo, ont été excluses de ce projet de loi. "Aucun bilan de leur fonctionnement n'a été dressé, ni en termes de guichet unique ni en ce qui concerne les lieux ressources", déplore Annie Jarraud-Vergnolle, sénatrice des Pyrénées-Atlantiques. Pour elle, cette fusion n'est que le début d'un démentellement du code du travail, la porte ouverte à la déréglementation.
Par Secrétaire - Publié dans : L'Hebdo des Socialistes
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Dimanche 10 février 2008

NOUVELOBS.COM | 10.02.2008


Le premier secrétaire du PS critique le "surendettement politique" de Nicolas Sarkozy, qui "promet de plus en plus et tient de moins en moins".

François Hollande, mercredi soir à Bordeaux

François Hollande, mercredi soir à Bordeaux (Sipa)

Le président fait de la politique à crédit", dénonce dimanche 10 février le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande. Il critique le "surendettement politique" de Nicolas Sarkozy, qui "promet de plus en plus et tient de moins en moins".
"Les Français ne sont plus bouche-bée devant ses gesticulations. Ils sont lucides, donc sévères", affirme le responsable socialiste dans un entretien au Journal du dimanche.
Ainsi, François Hollande dénonce le plan banlieue, "une reprise" par Nicolas Sarkozy "de dispositifs engagés par les ministres de la ville depuis quinze ans". "C'est du déjà-vu, mais sans le financement."

"Colère froide"

François Hollande ajoute que la "prise de distance" par rapport à l'action du président pourrait "se transformer chez une majorité de Français en colère froide".
Le leader socialiste conseille aux électeurs d'utiliser les élections municipales des 9 et 16 mars pour envoyer "un avertissement au président de la République pour qu'il change de méthode et écarte la perspective d'un plan d'austérité".
L'objectif du PS est de l'emporter dans "une majorité de villes de plus de 20.000 habitants", rappelle François Hollande. "Aujourd'hui, 220 sont à droite et 170 à gauche", constate-t-il, "il faut inverser la situation". (avec AP)
Par Secrétaire - Publié dans : Articles de presse
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Samedi 9 février 2008

banlieue.jpg Point presse de Vincent LENA, Secrétaire national à la Solidarité urbaine et de Julien DRAY, Porte-parole

 

Réaction à la présentation du plan banlieue du gouvernement

Intervention de Vincent LENA

Le président de la République ne s’est pas adressé aux habitants des quartiers mais aux autres. On a à chaque fois le sentiment que Nicolas SARKOZY parle de ces banlieues comme d’un problème, voire comme un problème d’ordre public. La seule plus-value qu’il apporte au plan préparé par Christine BOUTIN et par Fadela AMARA est l’annonce de renfort de 4000 policiers de quartier qui n’est qu’un redéploiement de forces de l’ordre non pour réinventer la Police de proximité que nous appelons de nos vœux. Nicolas SARKOZY n’a pas choisi le terrain pour faire ses annonces et le décor en carton-pâte de l’Élysée offrait une vision lointaine que les habitants des quartiers ont du mal à percevoir.

Sur le fond, ce plan engendrera une grande déception, car il n’est pas à la hauteur des enjeux. Ce n’est qu’un mini plan, de mesurettes destinées à l‘insertion des jeunes. Bien qu’elles ne soient pas mauvaises en soi, ces mesures sont un recyclage de plans connus depuis 30 ans et qui allaient tous dans la même direction (écoles de la 2èmes chance, adultes-relais, tutorat et accompagnement en ZEP). C’est aussi un recyclage de crédits. Ces mesures pour l’essentiel ne s’adressent qu’à une population très restreinte d’une dizaine de quartiers alors qu’on en compte 750 en difficulté, soit plus de 5 millions d’habitants. Derrière, il n’y a pas de financements nouveaux dégagés. Les crédits du ministère de la Ville serait en décroissance de 12 % cette année, ce qui signifie que ce plan ne sera pas financé, hors le recyclage des crédits pour le grenelle de l’Environnement, ceux pour les contrats de ville ou ceux des collectivités locales.

Il faut s’attendre à une forte déception sur le terrain et c’est là sans doute le constat le plus grave. L’addition d’un style clinquant et de mesures dont les gens ne verront jamais la mise en œuvre sur le terrain, risque de renforcer ce sentiment d’abandon et l’idée que la République ne s’adresse pas à tous. « Lève-toi tôt et le ciel t’aidera ! » est perçu comme un appel ambigu notamment quand l’école confessionnelle est priée de venir au secours de l’échec de l’école publique dans les banlieues.

Fadela AMARA n’a pas non plus gagné son pari, un pari qui consistait par sa présence et son franc-parler à influencer la politique du gouvernement qui est largement responsable de la politique très dégradée dans les banlieues. Le logement social est à son niveau le plus bas, 30 000 logements alors que l’on était à 50 000 il y a quelques années. Même constat pour la politique de sécurité qui est un échec, car il n’y a jamais eu autant de violences dans les banlieues. Le dépeçage de l’Éducation nationale de ses adultes-relais dans les établissements scolaires, lié à la disparition de la carte scolaire, tous ces éléments montrent que Fadela AMARA a échoué à peser sur les orientations de la politique du gouvernement.

Le président de son côté a tancé les ministres qui n’ont pas apporté de contributions importantes. Ils leur demandent de rendre leur copie après les élections en juin prochain, mais il s’agit là encore de promesses après la campagne électorale.

Ce que ferait la gauche ? Après Vaulx-en-Velin, nous avons réuni la gauche et nous avons travaillé à une politique de solidarité urbaine dont vous retrouverez les principaux dans le dossier de presse. (*)

Urgence à appliquer la loi SRU que la gauche a voté en 2000, et qui figurait déjà dans le rapport BONNEMAISON de 1982, car c’est un devoir de solidarité urbaine.
Absence des zones franches urbaines du discours de Nicolas SARKOZY qui coûtent 400 millions d’euros par an, alors que cet argent pourrait être employé autrement pour aider les jeunes. Le rétablissement de la Police de proximité ciblé uniquement sur les zones d’émeutes urbaines ne suffit pas. Il nous faut une véritable Police de proximité, telle que celle que nous avions commencé à mettre en place. Enfin, il faut donner aux communes les plus pauvres les moyens d’installer des vrais services publics.

Enfin, rendons hommage à nos élus de terrain souvent de gauche et qui font un travail remarquable. Ce sont les derniers résistants face à la société du ghetto et les Français sauront les remercier. Car le véritable plan banlieue est de voter pour ces élus de gauche pour les prochaines élections municipales.

Intervention de Julien DRAY

Puisqu’on fait une politique d’évaluation au sein du gouvernement, mise en place par Éric BESSON, on peut dire que le plan banlieue de Nicolas SARKOZY est en-dessous de la moyenne. 9 mois de travail, beaucoup d’énergie déployée par Fadela AMARA mais à l’arrivée en matière d’emplois et de désenclavement, il n’y a pas de souffle, pas de vision. On a un président de la République qui est beaucoup moins à l’aise que d’habitude, très à la peine, non seulement à cause du contexte, mais surtout parce qu’il n’y a pas le souffle attendu. Il n’y pas d’élan en faveur de cette grande politique de civilisation urbaine que l’on attendait de la part du chef de l’État.

Le débat ne porte donc pas sur les mesures car ce sont pour la plupart des élus de gauche qui sont en première ligne dans cette lutte contre la ségrégation et contre les discriminations. Tout ce qui améliore la vie quotidienne, nous le soutiendrons, mais on ne sent pas de la part de l’État cette préoccupation majeure, cette volonté nouvelle qui devait présider à l’élaboration de ce plan. On est un peu dans la même situation qu’Éric RAOULT en 1995 qui avait dû accoucher d’un plan banlieue, bien loin du plan Marshall voulu par Jacques CHIRAC à l’époque. Il y a en fin de compte beaucoup de similitudes entre le septennat chiraquien et le quinquennat de Nicolas SARKOZY.

Par Secrétaire - Publié dans : Expression nationale
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