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Lundi 14 janvier 2008
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Vendredi 11 janvier 2008
Temps de travail : une triple régression
Jean-Yves Boulin sociologue au CNRS, chercheur à l’Irises, université Paris-Dauphine, vice président de Tempo Territorial.
QUOTIDIEN : vendredi 11 janvier 2008
    
logo-liberation.jpg Les projets gouvernementaux sur le temps de travail manifestent une triple régression. Régression au regard de l’histoire, puisqu’on nous ressert un remake de 1938, lorsque le gouvernement Daladier, tout en conservant les 40 heures hebdomadaires comme durée légale, autorisa l’utilisation extensive des heures supplémentaires, ouvrant ainsi la possibilité de travailler 50 heures par semaine. Il faudra attendre près de quarante ans pour voir les 40 heures devenir une réalité tangible pour les salariés. Durant ce laps de temps, la plupart des autres pays européens avaient, via la négociation collective, abaissé la durée conventionnelle à 40 heures, voire moins. Ainsi va le progrès social dans notre pays, où l’Etat, à l’occasion de changements politiques, procède par à-coups progressifs dictés plus par des rancœurs idéologiques que par une analyse sérieuse de la réalité.loadNbReaction('NbReactions',curDocId);
 

Régression économique et sociale, dans la mesure où l’orientation prise par le gouvernement ne peut être que contre-productive au regard du chômage. On sait que le mal français réside dans son faible taux d’emploi, singulièrement chez les jeunes, les plus de 55 ans et les femmes. Ce n’est pas en augmentant la durée du travail de ceux qui sont déjà en emploi que l’on résoudra le problème du chômage, mais en mettant en œuvre une politique active du marché du travail qui permette de redonner des opportunités d’emploi aux chômeurs, aux RMistes et autres précaires vivant de petits boulots. S’il est des gens pour demander à travailler plus pour gagner plus, ce sont bien ces catégories ainsi que les salariés à temps partiel, qui sont proportionnellement plus nombreux à le demander que les salariés à temps plein.

Plutôt que de caricaturer à l’envi l’approche du partage du travail, nos gouvernants, qui vont chercher au Danemark des recettes de flexibilisation du marché du travail, seraient bien inspirés d’observer la façon dont ce pays est parvenu à faire passer son taux de chômage de plus de 12 % en 1990 à 3,9 % en 2006 contre 9,4 % en France (source OCDE). L’exemple de ce pays montre qu’une politique active de l’emploi se doit d’être solidaire (réduction du temps de travail et introduction de congés longs avec rotation de l’emploi), ciblée (des actions spécifiques ont d’abord visé l’emploi des jeunes puis celui des seniors) et fondée sur des engagements mutuels : l’absence d’obstacles au licenciement y est associée à un engagement implicite vis-à-vis du licencié tant de la part de l’entreprise (40 % des salariés licenciés sont réembauchés par leur entreprise) que de la collectivité (indemnisation élevée du chômage qui, de plus, est plafonnée ; politique active de formation et d’aide à la recherche d’emploi). Une conséquence probable du blanc-seing donné aux entreprises pour «s’exonérer» des 35 heures ou de toute référence légale du temps de travail sera le creusement des inégalités sociales : entre ceux qui sont aux 35 heures et ceux qui ne le sont pas - 40 % des salariés du privé qui n’ont ni RTT ni CET (compte épargne temps) à monétiser -, entre ceux qui ont un emploi et ceux qui n’en ont pas, entre les salariés à temps plein visés par les mesures relatives aux heures supplémentaires et les salariés à temps partiel qui en sont exclus, entre ceux qui font des heures supplémentaires et peuvent ainsi «gagner plus» et ceux qui n’en font pas. Car l’on sait bien que les entreprises sont demandeuses d’heures supplémentaires avant tout auprès des travailleurs qualifiés et hautement qualifiés. Ajoutons que l’incitation à faire des heures supplémentaires constituera un obstacle à l’augmentation générale des salaires : en laissant croire que chacun peut décider de «travailler plus pour gagner plus», à quoi bon négocier les salaires dans les branches ou les entreprises ? Par ailleurs, en favorisant une culture des horaires longs, l’actuel gouvernement tourne le dos à sa volonté de repousser l’âge légal de départ à la retraite. L’on sait en effet que ceux qui ont connu les conditions de travail les plus pénibles, notamment en termes d’horaires, souhaitent quitter le marché du travail de façon précoce. Demander aux individus de demeurer plus longtemps sur le marché du travail, ce qui se conçoit dans une société dans laquelle l’espérance de vie en bonne santé s’accroît, suppose que ceux-ci aient bénéficié de conditions de travail «soutenables», d’une politique active de formation et qu’ils ne parviennent pas épuisés au seuil de leurs 60 ans. De plus, les horaires longs sont un obstacle à la conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale et vont ainsi à l’encontre de l’égalité entre les genres. En effet, ce sont surtout les hommes qui pratiquent les horaires longs, obérant de ce fait leur participation à l’accomplissement des tâches éducatives et domestiques. La présence d’enfants dans le foyer incite les femmes, et parmi elles les femmes les moins qualifiées, à se retirer du marché du travail. Inégalités de genre et inégalités sociales viendront alors se cumuler.

Régression culturelle enfin, car ces projets sont focalisés sur la seule durée hebdomadaire du temps de travail, manifestant ainsi un retour à une conception fordiste, quantitative et monétisée du temps de travail (le temps comme mesure du travail). Cette démarche ignore tout des mutations intervenues dans les rapports que les individus entretiennent avec le travail. La valeur travail ne s’est pas diluée dans les 35 heures, mais l’identité de l’individu ne se constitue plus aujourd’hui par la seule activité de travail, mais au croisement de celle-ci avec les autres activités, familiales, domestiques, de loisir, sociales, citoyennes et personnelles. C’est en s’appuyant sur les opportunités ouvertes par la formation continue, le CET ou le congé parental que l’on donnera aux citoyens la possibilité d’assurer les transitions entre ces différentes activités dont l’intensité varie tout au long de la vie. Une telle approche amène à repenser le contrat social qui lie l’individu à la société à partir d’une durée du travail envisagée sur l’ensemble de la vie et non plus sur la seule base hebdomadaire qui renvoie à une conception archaïque et non solidaire de la régulation du temps de travail, qui va à rebours d’une «politique de civilisation».

Par Secrétaire - Publié dans : Articles de presse
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Jeudi 10 janvier 2008

 

undefined (extrait du guide de l'adhérent)




Ce qui fait bouger ces foules porte un nom, Liberté.

 

Liberté : Le droit de vivre.

Liberté : le droit d’apprendre.

Liberté : l’égalité des chances.

Liberté : la dignité des travailleurs.

 

Mais la liberté n’existe pas à l’état naturel. Elle naît quand on l’organise. La liberté est une conquête.

 

Monopoles, cartels, banques, ce sont les nouveaux seigneurs. Ils traitent l’Homme comme une marchandise et font main basse sur les richesses de la terre.

 

La terre, c’est la seule que nous ayons. La vie, c’est la seule que nous vivons. Il n’est pas d’autre choix : prendre conscience de l’oppression, de la misère, du désespoir et prendre le moyen de les faire reculer. C’est la mission des socialistes.

 

Regardez ces cortèges dans la rue, ces gens qui se rassemblent, ces poings qui se lèvent, ces mains qui s’unissent et, bientôt, la dernière image, dans le poing une rose, le poing pour le combat, la rose pour le bonheur.

 

François Mittérand.

Par Secrétaire - Publié dans : Repères historiques
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Mercredi 9 janvier 2008

undefined Marianne2 a imaginé quelques questions qui auraient pu mettre en difficulté Nicolas Sarkozy.

 
Nicolas Sarkozy est resté assez flou sur ses principales annonces : la publicité à la télévision, l'introduction des concepts de diversité et d'égalité homme-femme dans le préambule de la Constitution, la relance d'une politique industrielle de la France, le plan Banlieues. Ces dossiers, et la prestation du président dans son ensemble appelaient quelques questions bien senties… qui n'ont pas été posées lors de la conférence de presse :

1) Valéry Giscard d'Estaing a déclaré que le Traité de Lisbonne était le même texte que le Traité constitutionnel européen. Est-il normal de faire adopter par les élus du peuple un texte que le peuple a refusé ?

2) Dans d'autres pays du monde (Italie, Etats-Unis), seul un référendum peut contredire une position adoptée précédemment par référendum. Pourquoi la France n'adopterait pas une telle disposition démocratique ?

3) La libération des infimière bulgares n'est sûrement pas un cadeau de Kadhafi. Qu'est-ce que la France a dû concéder en échange ? Un voyage à Paris ? Une centrale nucléaire ? Autre chose ?

4) Est-ce bien le moment de réformer le Code du Travail et le contrat de travail au moment où le rapport de force est tellement en faveur des patrons dans les entreprises ?

5) Pensez-vous que la politique monétaire de la BCE qui laisse inchangés les taux d'intérêt de l'euro est adaptée à la conjoncture mondiale ? Comment pensez vous instaurer un dialogue avec elle quand la France présidera l'Union européenne ?

6) Le pouvoir d'achat des retraités a encore reculé cette année. Qu'en-est-il de la promesse du candidat Sarkozy de revaloriser les petites pensions de retraite ?

7) Durant la campagne, vous aviez déclaré que vous n'aviez pas l'intention de supprimer les 35 heures. Votre premier ministre a même dit que vous n'étiez pas mandaté pour cela. Avez-vous décidé de passer outre et au nom de quoi ? Quelle sera la durée légale du travail en France ?

8) Comment comptez-vous financer le rachat des RTT de la fonction publique, notamment dans le milieu hospitalier, sachant qu'elles n'ont pas été provisionnées ?

9) La question s'adresse au chanoine de Saint-Jean de Latran. Monseigneur, vous parlez au passé de la laïcité comme d'une valeur de civilisation. Cela-signifie-t-il que la loi de 1905 est caduque au XXI°, la religion catholique romaine devenant l'une des valeurs de civilisation du XXI° siècle ?

10) Vous voulez créer un nouvel indice de croissance et avez confié une mission à deux économistes sur le sujet. Or, il existe déjà d'autres indices et notamment celui des Nations unies et de l'OCDE qui synthétise des indicateurs de progrès humain. Pourquoi ne pas les réprendre ?

11) Bernard Laporte a été nommé Secrétaire d'Etat alors qu'une enquête des impôts est en cours et qu'il est par ailleurs mis en examen et accusé de trafic d'influence dans une affaire d'autorisation d'ouverture d'un Casino de jeux. Cette mansuétude est-elle une nouvelle jusrisprudence – Sarkozy en l'occurrence – puisque vos prédécesseurs ont démisionné tous les ministres mis en examen.

12) Pourquoi avez-vous refusé de recevoir les représentants du Forum des sociétés de journalistes qui demandent à être représentés dans les conseils d'administation des organes de presse ?
 
Par Secrétaire - Publié dans : Articles de presse
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Mercredi 9 janvier 2008
Par Secrétaire - Publié dans : Vidéos
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Lundi 7 janvier 2008
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Lundi 7 janvier 2008

Le constat
envoyé par segoalex
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Lundi 7 janvier 2008
PS-Maz--.jpg
Lettre d'information du Parti Socialiste Local


Voici le premier tract que les camarades de Mazé ont distribué dans leur commune . Vous en trouverez les principaux thèmes
en cliquant sur le lien repris ci-dessous :

sd-1.archive-host.com/membres/up/1234406706/TractPSMazefinal.pdf
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Lundi 7 janvier 2008
Par Secrétaire - Publié dans : Vie de la section
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Vendredi 4 janvier 2008
(Extrait du Courrier des Socialistes)
Point de vue sur le grenelle de l'environnement et les questions agricoles.

Le Grenelle de l'environnement qui vient de s'achever (24-25 octobre 2007) a été sans nul doute une avancée. Il a permis en effet, de mettre en débats les questions environnementales et leurs rapports aux problèmes énergétiques, agricoles, de transport, du bâtiment...

A l'issue de ce rendez-vous, de nombreux engagements ont été pris par le gouvernement. Toutefois, les socialistes s'intérrogent sur la concrétisation des mesures annoncées pour 3 raisons fondamentales :

- D'abord, le financement. Ce dernier n'est pas assuré pour l'heure. Par exemple, l'Etat s'est engagé à développer 2000 kms de  nouvelles lignes ferrovières pour le TGV avant 2020, mais il sollicite de plus en plus les collectivités locales pour ce type de projet. Les 15 milliards de cadeaux fiscaux accordés par le gouvernement seraient bien utiles pour mettre en oeuvre ce projet ambitieux.

- Il y a ensuite l'aptitude du gouvernement à résister à la pression des lobbies. Ainsi, après avoir donné son accord sur une réduction de 50 % de l'usage des pesticides d'ici à dix ans, l'Etat a fait marche arrière.

- La question du transport routier nous laisse aussi perplexe. On met en place une ecotaxe sur les kilomètres parcourus par les camions, mais pas sur les autoroutes. Or le transport routier sur autoroute est un enjeu majeur pour l'environnement.

- Enfin, on peut noter que la mise en application des engagements pris n'est pas datée. Toutes les mesures phares sont reportées à plus tard.

- En ce qui concerne l'agriculture, la droite continue d'encourager la tendance à sa marchandisation à travers le productivisme forcené et le projet de Nicolas Sarkozy de mettre le Ministère de l'agriculture sous la tutelle du Ministère de l'Economie et des Finances, ne fera qu'aggraver la situation déjà bien difficile de bon nombre de nos agriculteurs.

- Au niveau de l'Europe, l'accord de Luxembourg de 2003, signé par Jacques Chirac et son gouvernement, porte en germe la disparition de la Politique Agricole Commune en figeant son budget, alors que l'Union européenne continue à s'élargir.

Le gouvernement français a accepté ce compromis en sanctuarisant la situation jusqu'en 2013. De plus, en figeant les aides du 1er pilier (aides aux productions) dans un budget contraint et en baisse, il n'anticipe pas les évolutions indispensables et nécessaires vers le 2ème pilier (développement rural). Il hypothèque ainsi l'avenir de l'agriculture européenne.
Enfin, les choix budgétaires engagés et soutenus par la droite depuis cinq ansn'ont fait qu'amplifier les inégalités existantes.



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