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Bush autorise la
torture
Les droits de l'Homme en
question
Débattu au
Sénat début février, un projet de loi autorisant la culture de maïs OGM en plein champ sera présenté devant l'Assemblée le 1er avril, après la trêve des municipales. Un véritable retour en arrière
par rapport aux promesses du Grenelle de l'Environnement. Député de Dordogne et secrétaire national à l'Agriculture au PS, Germinal Peiro s'élève contre ce total revirement du
gouvernement.
Flexibilité du contrat de travail, sécurisation des ressources des demandeurs d’emploi, politique active à l’attention des chômeurs sont à la base du modèle
danois souvent évoqué en France.
Au Danemark, la législation du travail, souple, adossée sur une sécurité de revenu élevée et à une politique active d’aide au retour à l’emploi, fonde la « flexicurité », mise en place par un gouvernement social-démocrate en 1994.
Associant gouvernement et partenaires sociaux (plus de 80 % des Danois sont syndiqués), ce système a fait chuter le taux de chômage en 10 ans à 5,3 % en 2004 (contre 9,5 % en 1994), et à 7 ,8 % pour les moins de 25 ans (22 % en France). Le chômage de longue durée représente 23 % du chômage (42 % en France). Le taux d’emploi est très élevé : 76 % en 2004 (63 % en France). L’assurance chômage est volontaire. L’indemnisation, d’au plus 4 ans, est de 90 % du revenu du travail antérieur, plafonnée à 1900 euros par mois.
Pour les chômeurs n’ayant pas droit à ces allocations, une garantie de ressources, alimentée par des recettes fiscales des municipalités, leur est versée sous conditions de ressources. Complémentaire des autres revenus, modulée suivant l’âge et les charges familiales, elle est de 60 % du plafond de l’indemnité d’assurance chômage pour une personne de plus de 25 ans sans enfants à charge, 80 % de ce plafond si elle a des enfants à charge.
Les demandeurs d’emploi sont enregistrés au premier jour de chômage. Dans le mois, le CV du chômeur doit être entré dans Jobnet, banque de données d’offres et de demandes d’emplois consultable sur internet. Le demandeur d’emploi a le droit et le devoir d’accepter un emploi « convenable », une offre de formation ou un emploi aidé offerts par les services de l’emploi. En cas de refus, les sanctions sont graduelles.
Les entretiens de suivi sont trimestriels.
Dès le premier entretien, le chômeur est orienté vers un service d’aide adapté à sa « distance » par rapport au marché de l’emploi. Des dispositifs spécifiques sont prévus pour les
individus désavantagés (plus de 50 ans, « nouveaux Danois », non qualifiés) : emplois aidés dans le secteur public et privé, formations (c’est la prestation la plus
fréquemment retenue). En 2003, le Danemark consacrait 1,7 % de son PIB aux dépenses actives de politique de l’emploi (1,5 % en France où le taux de chômage est quasi double).
Franz Stoïesky
En regroupant
deux organismes aux missions distinctes, le gouvernement va altérer la qualité des services rendus aux demandeurs d'emploi et accroître la déréglementation du marché du travail, au bénéfice du
patronat.
Pour les syndicats, la fusion sonne
purement et simplement comme l'arrêt de mort d'un service public qui garantissait l'égalité et la gratuité d'accès aux services d'aide au retour à l'emploi. Les salariés de l'ANPE et de l'Unédic
s'inquiètent aussi pour leurs conditions de travail. Il ne font pas le même métier - l'Unédic gère les indemnisations et l'ANPE s'occupe de l'accompagnement et du placement - et n'ont pas le même
statut. Tous craignent des suppressions d'emplois. "Il est plus que probable que les centres ferment leurs portes", s'alarme Jean-Charles Steyger.
Pour que le temps de la prison ne soit pas un temps mort
La situation de la condition carcérale en France demeure «une humiliation pour la République», comme l’avait qualifiée le Sénat en 2001.La surpopulation pénale,principalement dans les maisons
d’arrêt,persiste.Elle est liée à la politique pénale conduite depuis 2002 qui privilégie l’emprisonnement.
Le nombre des détenus atteint 61 763 personnes au 1er novembre 2007 pour un nombre total de places disponibles de 50 727. Certaines maisons d’arrêt connaissent une surpopulation pénale de 200%.
Pareille situation engendre des conditions de vie détestables, et une promiscuité source de récidive. Les conditions de travail des personnels pénitentiaires s’en trouvent rendues plus
difficiles.
L’instauration d’un contrôleur général des prisons,requise par nos obligations internationales, ne se révèlera efficace que dans la mesure des moyens mis à sa disposition et de la personnalité du titulaire. Quant à la loi pénitentiaire, dont un projet avait été élaboré par Marylise Lebranchu, sa discussion revêtira une particulière importance.
Pour nous, il ne saurait y avoir de loi pénitentiaire valable que si elle respecte deux impératifs : • Tout détenu est un être humain jouissant de tous les droits de l’homme et, s’il est Français, de tous les droits du citoyen, à la seule exception des droits qui lui ont été retirés par une décision de justice ou des restrictions imposées par l’exigence de la sécurité des personnes et des biens inhérente à la vie carcérale. •Tout détenu est voué à retrouver la société des femmes et des hommes libres.La perspective de sa libération doit être prise en compte à toutes les étapes de la vie carcérale.
Tout condamné à une peine supérieure à un an devrait bénéficier d’un projet pénitentiaire pour que le temps de la prison ne soit pas un temps mort. La lutte contre la récidive requiert en priorité l’humanisation et la transformation de la condition pénitentiaire.
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