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Articles de presse

Samedi 1 mars 2008
Le conseil communautaire de jeudi soir a conclu cette magistrature par une séance technique, notamment consacrée aux budgets et à l'assainissement.
(D'après un dessin de Foucault)
Taugourdeau.jpg
Le conseil communautaire de Beaufort-en-Anjou, dont c'était la dernière séance dans cette configuration, s'est déroulé jeudi, à Mazé, dans une atmosphère nettement plus sereine que la fois précédente. Même le sujet de l'assainissement, pourtant hautement sensible à Mazé, n'a pas déclenché de débats. Si les tensions n'ont pas pu disparaitre d'un coup de baguette magique, chacun des conseillers aura eu  à coeur de clôturer les sept années de travail en commun sur une bonne note.

Le budget à l'unanimité

Avec près de 710 000 € d'excédents dégagés au budget principal, 2007, Beaufort-en-Anjou peut se targuer d'une bonne santé financière. Le budget prévisionnel 2008 s'inscrit dans la continuité de son prédécesseur et devrait s'équilibrer à 3 8537 000 € pour les dépenses de fonctionnement (soit 6 % de plus que l'an passé).
On notera avec un certain étonnement que tous les conseillers ont voté ce budget. Y compris Bernard Desrues (Mazé), qui critique pourtant avec virulence la gestion communautaire. Interrogé par nos soins, celui-ci nous a répondu avoir "l'impression que cela ne servait à rien" d'être le seul à voter contre, et qu'il attend maintenant de découvrir la composition du prochain conseil communautaire, où il espère être moins isolé.

Assainissement

Comme nous l'avons dit, le sujet de l'assainissement n'a pas soulevé de débats dans l'assemblée communautaire, cette semaine. Il est vrai que les conseillers étaient appelés à voer sur les revalorisations des taxes de redevance et de raccordement, et non sur des questions de fond telles que la participation communautaire pour les installations autonomes ou les travaux d'extension du réseau collectif.

Les conseillers ont décidé de relever de 3 % la redevance assainissement collectif qui s'établira donc cette année à 1,21 € HT/m3, auquel il conviendra d'ajouter la TVA à 5,5 %.
La redevance assainissement individuel pour les installations nouvelles ou réhabilitéees s'élèvera à 155 € HT (plus la TVA à 5,5 % ). Un forfait de 7,50 € par an sera facturé pour les frais de contrôle sur les installations autonomes déjà existantes.

Christophe RICCI
Par Secrétaire
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Samedi 1 mars 2008
Le-pot-de-Pot.jpg Un p'tit Pot

On se marre bien au conseil communautaire et on s'y fait même des balgounettes, à l'occasion un peu éventée à l'image de celle signée par Jean-Charles Taugourdeau jeudi dernier : "En remerciant le maire de Mazé [Christophe Pot] qui va nous offrir un p'tit pot". On ne lui l'avait jamais fait celle-là.

Le parc des échangistes

Afin d'améliorer le parc paysager de Beaufort/Gée, la communauté de communes a établi une lise comportant le "nom des échangistes" ! Les élus se lanceraient-ils dans un projet de parc échangiste ? Mais non  Que les bonnes âmes se rassurent (et que les autres ne se fassent pas d'illusions), il s'agit seulement d'un terme technique lors d'échanges de terrain entre deux propriétaires.

Elections

Les deux têtes de liste à Brion, pour les élections municipales, se nomment Leroy et Baron. Etonnant, non ?

Tous des millionnaires....

Beaufortais, vous ne le saviez pas mais la Ville de Beaufort vous a fait "un cadeau fiscal de 1000000 € depuis 1993", selon son premier magistrat. Et dire que vous ne vous en étiez même pas rendu compte !

(Article paru dans le Courrier de l'Ouest le 1er mars - Dessin de Faucault)

Par Secrétaire
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Dimanche 10 février 2008

NOUVELOBS.COM | 10.02.2008


Le premier secrétaire du PS critique le "surendettement politique" de Nicolas Sarkozy, qui "promet de plus en plus et tient de moins en moins".

François Hollande, mercredi soir à Bordeaux

François Hollande, mercredi soir à Bordeaux (Sipa)

Le président fait de la politique à crédit", dénonce dimanche 10 février le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande. Il critique le "surendettement politique" de Nicolas Sarkozy, qui "promet de plus en plus et tient de moins en moins".
"Les Français ne sont plus bouche-bée devant ses gesticulations. Ils sont lucides, donc sévères", affirme le responsable socialiste dans un entretien au Journal du dimanche.
Ainsi, François Hollande dénonce le plan banlieue, "une reprise" par Nicolas Sarkozy "de dispositifs engagés par les ministres de la ville depuis quinze ans". "C'est du déjà-vu, mais sans le financement."

"Colère froide"

François Hollande ajoute que la "prise de distance" par rapport à l'action du président pourrait "se transformer chez une majorité de Français en colère froide".
Le leader socialiste conseille aux électeurs d'utiliser les élections municipales des 9 et 16 mars pour envoyer "un avertissement au président de la République pour qu'il change de méthode et écarte la perspective d'un plan d'austérité".
L'objectif du PS est de l'emporter dans "une majorité de villes de plus de 20.000 habitants", rappelle François Hollande. "Aujourd'hui, 220 sont à droite et 170 à gauche", constate-t-il, "il faut inverser la situation". (avec AP)
Par Secrétaire
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Dimanche 20 janvier 2008

NOUVELOBS.COM | 20.01.2008


Clôturant le 3ème "Forum de la rénovation" qui a réuni la plupart des éléphants du Parti socialiste, le premier secrétaire a lancé que "la force collective est la condition des victoires futures, préparées".

François Hollande (Reuters)

François Hollande (Reuters)

François Hollande, premier secrétaire du PS, a estimé, dimanche 20 janvier à Paris, qu'"il n'y aura de réussite individuelle au Parti socialiste que dans la solidarité et les valeurs collectives".
Clôturant le 3ème "Forum de la rénovation" sur "les socialistes et l'individu", François Hollande a élargi son propos au PS : "Je pense qu'il n'y aura de réussite individuelle au Parti socialiste que dans la solidarité et les valeurs collectives".
"Rien n'est possible sans la force collective, respectueuse de chacun d'entre nous", a-t-il lancé devant les socialistes réunis à la Mutualité. "La force collective est la condition de nos victoires futures, préparées", a-t-il affirmé.
Le forum a réuni la plupart des éléphants du parti : Ségolène Royal, Bertrand Delanoë ou Dominique Strauss-Kahn étaient en effet présents.

"Nous partîmes 500 en Avignon…"


François Hollande a également paraphrasé le dramaturge Pierre Corneille et Le Cid pour évoquer le long travail de rénovation entrepris par le PS, après une "défaite honorable mais cruelle", affirmant: "Nous partîmes 500 en Avignon, mais par un prompt renfort, nous nous vîmes 3.000 en arrivant au port, c'est ce que nous sommes aujourd'hui".
Le premier secrétaire a continué: "'Tant à nous voir marcher avec un tel visage' le vôtre, le nôtre, 'les plus épouvantés reprenaient courage'. Vous avez du courage et les plus épouvantés sont nos adversaires", a-t-il lancé.
François Hollande a estimé que le débat avait dégagé quatre "clarifications": "l'individu n'est pas seulement une personne mais un être social"; "nous sommes des promoteurs des libertés individuelles mais nous les concevons comme un combat collectif"; il faut faire une "distinction entre les droits inaliénables, qui ne se marchandent pas, et les droits sociaux", dont il est légitime qu'ils soient assortis de "devoirs".

"Fixer les limites de ce qui est acceptable"

Enfin, les socialistes sont "pour l'émancipation personnelle (...) dans un cadre collectif". Il a fait observer que "la gauche a produit le mouvement d'individualisation", évoquant mai 68.
Attaquant directement Nicolas Sarkozy, François Hollande a lancé: "Nous sommes une force politique qui n'accepte pas la transgression et aujourd'hui nous sommes dans un régime personnel de transgression où celui qui est au pouvoir se permet tout, occupe tout et dépasse toutes les limites".
"C'est bien le rôle d'une formation politique de fixer les limites de ce qui est acceptable", a-t-il jugé.
Par Secrétaire
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Samedi 19 janvier 2008

NOUVELOBS.COM | 19.01.2008 | 19:47

 

"...si elle a jamais commencé", a déclaré le porte-parole du Parti socialiste après la révision des prévisions de croissance du gouvernement pour 2008.

Julien Dray (Sipa)

Julien Dray (Sipa)

Chaque jour qui passe confirme ce que chacun pressent désormais: la fête est finie, si elle a jamais commencé", a estimé, vendredi 18 janvier, le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray dans un communiqué après la révision des prévisions de croissance du gouvernement pour 2008.
"En reconnaissant discrètement que la croissance en 2008 sera plus proche de 2 que de 2,5%, Christine Lagarde et le gouvernement ont enfin pris acte de ce que les instances européennes avaient clairement annoncé dès l'automne: le moteur de l'économie française est en panne, et les mesures prises depuis l'élection de Nicolas Sarkozy n'y changeront rien", a-t-il ajouté.

"Ô combien tardif"

"Cet aveu, ô combien tardif, valide donc les mises en garde du Parti socialiste quant à l'irréalité des hypothèses sur lesquelles repose le budget 2008", a pour sa part jugé Michel Sapin, secrétaire national du PS à l'Economie et à la fiscalité.
Pour Michel Sapin, "cette déclaration rejoint la cohorte d'indices qui prouvent que la majorité prépare la mise en place d'un budget de rigueur et d'austérité, dès les élections municipales passées. (avec AP)
Par Secrétaire
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Vendredi 11 janvier 2008
Temps de travail : une triple régression
Jean-Yves Boulin sociologue au CNRS, chercheur à l’Irises, université Paris-Dauphine, vice président de Tempo Territorial.
QUOTIDIEN : vendredi 11 janvier 2008
    
logo-liberation.jpg Les projets gouvernementaux sur le temps de travail manifestent une triple régression. Régression au regard de l’histoire, puisqu’on nous ressert un remake de 1938, lorsque le gouvernement Daladier, tout en conservant les 40 heures hebdomadaires comme durée légale, autorisa l’utilisation extensive des heures supplémentaires, ouvrant ainsi la possibilité de travailler 50 heures par semaine. Il faudra attendre près de quarante ans pour voir les 40 heures devenir une réalité tangible pour les salariés. Durant ce laps de temps, la plupart des autres pays européens avaient, via la négociation collective, abaissé la durée conventionnelle à 40 heures, voire moins. Ainsi va le progrès social dans notre pays, où l’Etat, à l’occasion de changements politiques, procède par à-coups progressifs dictés plus par des rancœurs idéologiques que par une analyse sérieuse de la réalité.loadNbReaction('NbReactions',curDocId);
 

Régression économique et sociale, dans la mesure où l’orientation prise par le gouvernement ne peut être que contre-productive au regard du chômage. On sait que le mal français réside dans son faible taux d’emploi, singulièrement chez les jeunes, les plus de 55 ans et les femmes. Ce n’est pas en augmentant la durée du travail de ceux qui sont déjà en emploi que l’on résoudra le problème du chômage, mais en mettant en œuvre une politique active du marché du travail qui permette de redonner des opportunités d’emploi aux chômeurs, aux RMistes et autres précaires vivant de petits boulots. S’il est des gens pour demander à travailler plus pour gagner plus, ce sont bien ces catégories ainsi que les salariés à temps partiel, qui sont proportionnellement plus nombreux à le demander que les salariés à temps plein.

Plutôt que de caricaturer à l’envi l’approche du partage du travail, nos gouvernants, qui vont chercher au Danemark des recettes de flexibilisation du marché du travail, seraient bien inspirés d’observer la façon dont ce pays est parvenu à faire passer son taux de chômage de plus de 12 % en 1990 à 3,9 % en 2006 contre 9,4 % en France (source OCDE). L’exemple de ce pays montre qu’une politique active de l’emploi se doit d’être solidaire (réduction du temps de travail et introduction de congés longs avec rotation de l’emploi), ciblée (des actions spécifiques ont d’abord visé l’emploi des jeunes puis celui des seniors) et fondée sur des engagements mutuels : l’absence d’obstacles au licenciement y est associée à un engagement implicite vis-à-vis du licencié tant de la part de l’entreprise (40 % des salariés licenciés sont réembauchés par leur entreprise) que de la collectivité (indemnisation élevée du chômage qui, de plus, est plafonnée ; politique active de formation et d’aide à la recherche d’emploi). Une conséquence probable du blanc-seing donné aux entreprises pour «s’exonérer» des 35 heures ou de toute référence légale du temps de travail sera le creusement des inégalités sociales : entre ceux qui sont aux 35 heures et ceux qui ne le sont pas - 40 % des salariés du privé qui n’ont ni RTT ni CET (compte épargne temps) à monétiser -, entre ceux qui ont un emploi et ceux qui n’en ont pas, entre les salariés à temps plein visés par les mesures relatives aux heures supplémentaires et les salariés à temps partiel qui en sont exclus, entre ceux qui font des heures supplémentaires et peuvent ainsi «gagner plus» et ceux qui n’en font pas. Car l’on sait bien que les entreprises sont demandeuses d’heures supplémentaires avant tout auprès des travailleurs qualifiés et hautement qualifiés. Ajoutons que l’incitation à faire des heures supplémentaires constituera un obstacle à l’augmentation générale des salaires : en laissant croire que chacun peut décider de «travailler plus pour gagner plus», à quoi bon négocier les salaires dans les branches ou les entreprises ? Par ailleurs, en favorisant une culture des horaires longs, l’actuel gouvernement tourne le dos à sa volonté de repousser l’âge légal de départ à la retraite. L’on sait en effet que ceux qui ont connu les conditions de travail les plus pénibles, notamment en termes d’horaires, souhaitent quitter le marché du travail de façon précoce. Demander aux individus de demeurer plus longtemps sur le marché du travail, ce qui se conçoit dans une société dans laquelle l’espérance de vie en bonne santé s’accroît, suppose que ceux-ci aient bénéficié de conditions de travail «soutenables», d’une politique active de formation et qu’ils ne parviennent pas épuisés au seuil de leurs 60 ans. De plus, les horaires longs sont un obstacle à la conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale et vont ainsi à l’encontre de l’égalité entre les genres. En effet, ce sont surtout les hommes qui pratiquent les horaires longs, obérant de ce fait leur participation à l’accomplissement des tâches éducatives et domestiques. La présence d’enfants dans le foyer incite les femmes, et parmi elles les femmes les moins qualifiées, à se retirer du marché du travail. Inégalités de genre et inégalités sociales viendront alors se cumuler.

Régression culturelle enfin, car ces projets sont focalisés sur la seule durée hebdomadaire du temps de travail, manifestant ainsi un retour à une conception fordiste, quantitative et monétisée du temps de travail (le temps comme mesure du travail). Cette démarche ignore tout des mutations intervenues dans les rapports que les individus entretiennent avec le travail. La valeur travail ne s’est pas diluée dans les 35 heures, mais l’identité de l’individu ne se constitue plus aujourd’hui par la seule activité de travail, mais au croisement de celle-ci avec les autres activités, familiales, domestiques, de loisir, sociales, citoyennes et personnelles. C’est en s’appuyant sur les opportunités ouvertes par la formation continue, le CET ou le congé parental que l’on donnera aux citoyens la possibilité d’assurer les transitions entre ces différentes activités dont l’intensité varie tout au long de la vie. Une telle approche amène à repenser le contrat social qui lie l’individu à la société à partir d’une durée du travail envisagée sur l’ensemble de la vie et non plus sur la seule base hebdomadaire qui renvoie à une conception archaïque et non solidaire de la régulation du temps de travail, qui va à rebours d’une «politique de civilisation».

Par Secrétaire
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Mercredi 9 janvier 2008

undefined Marianne2 a imaginé quelques questions qui auraient pu mettre en difficulté Nicolas Sarkozy.

 
Nicolas Sarkozy est resté assez flou sur ses principales annonces : la publicité à la télévision, l'introduction des concepts de diversité et d'égalité homme-femme dans le préambule de la Constitution, la relance d'une politique industrielle de la France, le plan Banlieues. Ces dossiers, et la prestation du président dans son ensemble appelaient quelques questions bien senties… qui n'ont pas été posées lors de la conférence de presse :

1) Valéry Giscard d'Estaing a déclaré que le Traité de Lisbonne était le même texte que le Traité constitutionnel européen. Est-il normal de faire adopter par les élus du peuple un texte que le peuple a refusé ?

2) Dans d'autres pays du monde (Italie, Etats-Unis), seul un référendum peut contredire une position adoptée précédemment par référendum. Pourquoi la France n'adopterait pas une telle disposition démocratique ?

3) La libération des infimière bulgares n'est sûrement pas un cadeau de Kadhafi. Qu'est-ce que la France a dû concéder en échange ? Un voyage à Paris ? Une centrale nucléaire ? Autre chose ?

4) Est-ce bien le moment de réformer le Code du Travail et le contrat de travail au moment où le rapport de force est tellement en faveur des patrons dans les entreprises ?

5) Pensez-vous que la politique monétaire de la BCE qui laisse inchangés les taux d'intérêt de l'euro est adaptée à la conjoncture mondiale ? Comment pensez vous instaurer un dialogue avec elle quand la France présidera l'Union européenne ?

6) Le pouvoir d'achat des retraités a encore reculé cette année. Qu'en-est-il de la promesse du candidat Sarkozy de revaloriser les petites pensions de retraite ?

7) Durant la campagne, vous aviez déclaré que vous n'aviez pas l'intention de supprimer les 35 heures. Votre premier ministre a même dit que vous n'étiez pas mandaté pour cela. Avez-vous décidé de passer outre et au nom de quoi ? Quelle sera la durée légale du travail en France ?

8) Comment comptez-vous financer le rachat des RTT de la fonction publique, notamment dans le milieu hospitalier, sachant qu'elles n'ont pas été provisionnées ?

9) La question s'adresse au chanoine de Saint-Jean de Latran. Monseigneur, vous parlez au passé de la laïcité comme d'une valeur de civilisation. Cela-signifie-t-il que la loi de 1905 est caduque au XXI°, la religion catholique romaine devenant l'une des valeurs de civilisation du XXI° siècle ?

10) Vous voulez créer un nouvel indice de croissance et avez confié une mission à deux économistes sur le sujet. Or, il existe déjà d'autres indices et notamment celui des Nations unies et de l'OCDE qui synthétise des indicateurs de progrès humain. Pourquoi ne pas les réprendre ?

11) Bernard Laporte a été nommé Secrétaire d'Etat alors qu'une enquête des impôts est en cours et qu'il est par ailleurs mis en examen et accusé de trafic d'influence dans une affaire d'autorisation d'ouverture d'un Casino de jeux. Cette mansuétude est-elle une nouvelle jusrisprudence – Sarkozy en l'occurrence – puisque vos prédécesseurs ont démisionné tous les ministres mis en examen.

12) Pourquoi avez-vous refusé de recevoir les représentants du Forum des sociétés de journalistes qui demandent à être représentés dans les conseils d'administation des organes de presse ?
 
Par Secrétaire
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Dimanche 23 décembre 2007

Le PS s'indigne des déclarations de Nicolas Sarkozy

NOUVELOBS.COM | 22.12.2007 | 18:54

"N'est-ce pas nier le reste de l'identité française?" s'est interrogé le député PS Jean Glavany, en réponse aux déclarations de Nicolas Sarkozy sur les racines chrétiennes de la France.

Jean Glavany, député PS des Hautes-Pyrénées (AFP)

Jean Glavany, député PS des Hautes-Pyrénées (AFP)

Le Parti socialiste s'est déclaré ému, vendredi 21 décembre, du discours de Nicolas Sarkozy la veille au Vatican sur la "laïcité positive" et les racines chrétiennes de la France.
Jean Glavany, secrétaire national du PS chargé de la laïcité a déclaré : "que l'histoire de la France soit imprégnée de christianisme, qui peut le nier? S'il ne s'agissait que de le rappeler, le président aurait enfoncé une porte ouverte". Rajoutant qu'"insister, n'est-ce pas nier le reste de l'identité française? Son enrichissement par d'autres cultures, d'autres religions, d'autres philosophies? Les juifs, les musulmans, les athées, les agnostiques, tous les croyants et les non-croyants sont-ils encore des filles et des fils de France M. Sarkozy". "Vous dites que la France à besoin de catholiques convaincus, mais les autres? La France n'en a-t-elle pas besoin aussi?", continue-t-il.

"Chanoine d'honneur"

Jeudi, après avoir été fait "chanoine d'honneur" dans l'archibasilique Saint-Jean de Latran, Nicolas Sarkozy a expliqué que la laïcité "ne saurait être la négation du passé" et ne devait pas "couper la France de ses racines chrétiennes". Il a appelé de ses vœux une "laïcité positive" qui ne "considère pas que les religions sont un danger".

Une "vision réductrice"

"Peut-il nous expliquer ce que serait une laïcité négative", ironise Jean Glavany. "Pour nous, la laïcité est une grande et belle valeur républicaine qui n'a point besoin d'adjectif qualificatif". L'Unsa-Education s'est également élevée contre le discours présidentiel, y voyant une "vision réductrice" de la laïcité. Pour le syndicat, les propos du chef de l'Etat "marquent une évidente rupture". L'organisation estime que "la laïcité devrait être préservée, elle est malmenée par le président de la République qui utilise contre elle des formules qui reflètent une vision réductrice de la laïcité".
Par Secrétaire
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Samedi 22 décembre 2007

Ultra-riches et nouveaux pauvres

Avec la Lettre A, la chronique de Jean-Michel Quatrepoint.

(extrait de Marianne2)
 
En ce Noël 2007, quelques images en disent plus long pour décrire l'évolution du monde que bien des discours. Image, bien sûr, des SDF dans le froid. Image aussi de ces ultra-riches, nomades d'un nouveau genre, prêts à payer n'importe quel prix les biens qu'ils convoitent. D'un côté, des millions de nouveaux pauvres, dont les rangs grossissent en Occident d'année en année. De l'autre, quelques centaines de milliers de nouveaux riches, qui ne savent plus quoi faire de leur argent. Au milieu, cette vaste classe moyenne, fruit de décennies d'un capitalisme bien ordonné, qui se demande de quoi demain sera fait. Avec une hantise : tomber, ou voir tomber ses enfants, dans la trappe à pauvreté.

Le capitalisme sans garde-fou
Le fordisme et le New Deal de Franklin Roosevelt, puis les Trente Glorieuses avaient généré une formidable prospérité. Le partage de la valeur ajoutée s'était fait largement en faveur du travail, au détriment du capital. Et ce, tout simplement parce que le capitalisme avait un concurrent : le communisme. Il lui fallait donc être plus performant pour éviter que les populations occidentales ne basculent du côté de l'adversaire. La démonstration fut éclatante. Non seulement le système généra beaucoup plus de richesses, mieux réparties, mais il avait, comme on dit, un plus produit : la liberté. L'URSS abattue, le communisme décrédibilisé, le concurrent éliminé, le système capitaliste aurait pu trouver une nouvelle source de jouvence, un développement harmonieux. Chassez le naturel, il revient au galop ! Le capital, du moins un certain capital, tenait sa revanche. Grâce à une alliance contre-nature entre l'indice Standard & Poor's 500, la City et le Parti communiste chinois, il allait trouver dans l'empire du Milieu cette gigantesque armée de réserve nécessaire pour faire pression sur les salariés occidentaux.

Transfert de richesses

La Chine, puis l'Inde, et quelques autres grands pays émergents deviennent les principaux producteurs de biens et de services. Avec, pour simplifier, un triple transfert de richesses. Au profit d'une classe moyenne balbutiante dans les pays émergents, des multinationales qui améliorent leurs marges et d'une nouvelle noblesse d'argent. Cette pression sur les salariés occidentaux, rendue possible par la mondialisation, visait à redéfinir un nouveau partage de la valeur ajoutée, plus favorable au capital et un peu moins au travail. Le tout devant, bien sûr, redynamiser des économies occidentales qui avaient tendance à s'ankyloser. L'ajustement a commencé, il y a près d'un quart de siècle, chez les Anglo-Saxons. Les syndicats ont été cassés ; l'ouvrier de la General Motors s'est transformé en vendeur de pizzas.

Nouveau nomadisme
Londres symbolise jusqu'à la caricature cette évolution. C'est la capitale des ultra-riches, qui côtoient une armée d'immigrés prompts à leur offrir toute une gamme de services. Les Britanniques les plus pauvres survivent difficilement, avec de maigres allocations sur le modèle de notre RMI. Mais ils sont, fort habilement, sortis des statistiques. Quant à la classe moyenne, elle émigre de plus en plus. Notamment… en France. Confrontées à une paupérisation relative, les familles se délocalisent. C'est le nouveau nomadisme, fruit de la mondialisation. Celui des ultra-riches, avec leurs jets privés. Celui des immigrés traditionnels, attirés par le miroir aux alouettes de l'Occident qu'ils croient encore riche. Et celui maintenant des classes moyennes occidentales, qui tentent de maintenir leur pouvoir d'achat, en n'habitant plus là où elles gagnent leur vie.
 

Samedi 22 Décembre 2007 - 00:02
Jean-Michel Quatrepoint
Par Secrétaire
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Vendredi 21 décembre 2007

images.jpg Le discours de Nicolas Sarkozy suscite de vives critiques à gauche, qui accuse le chef de l'Etat de "méconnaissance". "M. Sarkozy laisse penser que la laïcité a été fermée, sectaire et qu'elle a commis une erreur de combattre les religions. C'est une vieille rengaine de la droite la plus cléricale", assure François Hollande. Le premier secrétaire du PS met en garde contre cette vision de l'histoire française qui est, à ses yeux, "un jugement faux et grave".
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Dominique Voynet est sur la même longueur d'ondes : "C'est un recul considérable et une remise en cause de qui fait de notre ciment républicain. La laïcité, c'est la liberté de culte mais dans la sphère privée, ce qui permet aux valeurs de la République de s'épanouir", estime la sénatrice (Verts) de Seine-Saint-Denis.

Jean-Pierre Chevènement est le plus sévère. "M. Sarkozy s'aventure sur un terrain qu'il connaît mal. Il risque de blesser des consciences auxquelles il devrait prêter, en tant que président de la République, autant d'attention qu'à d'autres. La laïcité, c'est la croyance dans la capacité humaine à définir le bien commun dans l'espace public, en le soustrayant de l'empire des dogmes. Cela n'empêche ni la croyance, ni la transcendance à laquelle on peut croire ou pas", juge le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen.

La proposition de "laïcité positive" faite par M. Sarkozy ne trouve pas plus d'indulgence. "C'est une présomption de direction des consciences utile pour la République. Il s'agit d'une vraie confusion entre le religieux et le politique !", réplique M. Hollande.

Un refus partagé par Patrick Braouezec : "Je m'étonne que le président de la République veuille qu'il y ait plus de croyants. Comme si le spirituel et l'espérance devaient être incarnés dans le religieux", explique le député PCF de Seine-Saint-Denis. Ajoutant : "Réduire l'histoire de France à la chrétienté, c'est un peu court !"
Par Secrétaire
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